L’agent immobilier millionaire

Thème : Création de valeur

Titre : The millionaire real estate agentL’agent immobilier millionaire

Auteur : Gary Keller est tout simplement le fondateur du réseau international d’agences immobilières Keller Williams !

Date de parution : 2003, plusieurs rééditions depuis

Nombre de pages : 368 pages

Temps de lecture : Environ 12h

L’idée en moins de 100 mots : pour réussir sur le long terme : commençons par fixer et organiser nos grands objectifs de vie, les sous-objectifs. En passant à l’action, trouvons des parades simples contre les tueurs de réussite principaux, utilisons d’abord des méthodes qui ont fonctionné et surtout voyons dans chaque tâche l’occasion d’apprendre plutôt que de s’enrichir. Une organisation stricte est vitale, au quotidien : programmons chaque moment de notre journée et sachons équilibrer les dépenses d’énergies, en laissant du temps pour les recharger.

3 meilleures citations :

« La formule est simple – voyez les choses en grand, soyez courageux et votre vie n’en sera que plus belle. »

« Ce qu’il y a de mieux en ce bas monde, ce n’est pas tant l’endroit où nous nous trouvons, mais le chemin que nous prenons. » Olivier Wendell Holmes

« L’imitation est la voie royale de la réussite. » « Bâtir à partir des réussites des autres est un des aspects fondamentaux de la plupart des apprentissages. »

3 actions retenues :

  • Tout le monde a 2 métiers dans sa vie : la profession qu’il exerce, plus le fait de générer des contacts. C’est en effet ce 2ème levier qui très souvent permet d’avancer, de créer des projets, de développer un produit, de se faire connaître,… C’est donc un aspect à ne pas négliger dans notre « temps libre ». Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faut avoir une approche professionnelle de toutes les personnes que l’on croise. Ce sont bien évidemment 2 choses différentes.

 

  • Il n’y a pas d’échec :  comme le dit si bien Gary Keller dans la citation suivante : « Il n’y a pas d’échec. Soit vous gagnez, soit vous en tirez une leçon. Quel que soit le résultat, il sera toujours le bon. » C’est donc bien notre vision des choses qu’il faut modifier, en cas d’échec notamment. Et voir cela comme une opportunité plutôt que comme une marche ratée.

 

  • On travaille pour apprendre plutôt que pour l’argent : rien de nouveau c’est sûr, mais le concept me plait toujours autant. Quand on a la possibilité (et donc la chance) de pouvoir épargner, travailler uniquement pour l’argent c’est comme tout dépenser plutôt que d’épargner, et se rendre compte 5 ans plus tard que son projet n’est pas possible faute de moyens financiers. Apprendre c’est « financer » son développement personnel, c’est grandir pour devenir la personne que l’on veut être. Ce n’est pas avec de l’argent que l’on s’achète du savoir et des valeurs en tous cas !

Synthèse :

Alors bien sûr ce livre est destiné avant tout aux agents immobiliers du monde entier, pour permettre leur développement et leur travail avec les bonnes méthodes.

Malgré tout j’ai souhaité partager les grandes idées de ce livre ici, dans mon blog de développement personnel, car il y a beaucoup de bonnes idées utiles pour toute création de business ou tout simplement pour votre développement personnel.

Voici donc les grandes idées à retenir, lors d’une création d’entreprise par exemple ou tout simplement dans toute logique de réussite au quotidien.

Baser la réussite

Lorsque l’on se lance dans un nouveau domaine ou dans un nouveau projet, on peut penser que la créativité est notre meilleure alliée. Attention à ne pas tout mélanger !

La créativité sera d’une grande aide pour déterminer une idée de projet ou pour trouver une solution à un problème nouveau. Cependant la logique serait avant tout de consulter les solutions existantes.

Et c’est là qu’il ne faut pas toujours donner crédit à la créativité : lorsque l’on cherche des méthodes de travail, des modèles de réussite, il faut faire confiance aux modèles existants, qui ont fait leur preuve, qui fonctionnent. Et ensuite utiliser la créativité pour les améliorer. Pas l’inverse.

Pour un progrès continu donc, on apportera des retouches légères au modèle APRES chaque réussite ou si c’est un échec complet alors peut-être faudra-t-il changer de modèle tout simplement.

Quand on se lance dans une recette de cuisine, on improvise pas à 100%, au pire on fait quelques ajustements, mais légèrement. Et la 2e fois on peut peut-être ajuster plus d’éléments ou tout simplement changer de recette.

Le réseau, la clé de voute

Comme le dit si bien l’auteur Gary Keller, chacun de nous a 2 métiers : le sien et la génération de contacts.

En cela il faut détailler ce travail du quotidien, permanent : se faire connaître, connaître des relations et élargir son cercle de connaissance.

C’est en répétant sans cesse ces différentes actions que l’on se construira un réseau fort et performant.

Le chemin de la réussite

Même si l’on pourra toujours atteindre la réussite tant bien que mal : par ses propres moyens, en avançant à l’aveugle, au feeling, à l’instinct, ce livre propose une méthode qui a fait ses preuves : celle de dessiner son chemin de réussite.

On commence donc par VISUALISER cette réussite dans son ensemble, en détaillant ce qu’elle comporte et ce qui la définit.

Puis on va GENERER les moyens d’obtenir cette réussite. On parle bien de produire du contenu, un produit, un service,… pour générer un revenu.

C’est alors qu’arrive justement ce revenu et donc ce que l’on appelle la phase de GAGNER. C’est le juste retour du travail fourni.

Et même si l’on pourrait bien évidemment en rester là, une étape essentielle mène véritablement à la réussite, c’est la phase de RECEVOIR : c’est lorsque l’on génère des revenus / bénéfices de manière passive, grâce aux efforts fournis précédemment.

Les tueurs de réussite

Les tueurs de réussite sont les pièges dans lesquels on tombe trop facilement et qui sont des entraves pour atteindre la réussite. En voici quelques-uns ainsi que les moyens de lutter.

O Je ne peux pas le faire : on peut facilement baisser les bras devant un obstacle important. Pour passer cet obstacle, il est essentiel de bien se connaître, de connaître ses limites et de savoir quand donner plus d’énergie pour les repousser.

O Je ne peux pas le faire, j’ai déjà essayé sans succès : si vous avez déjà essayé et que cela n’a pas fonctionné, peut-être est-il temps de changer de stratégie ? Bref tentons plutôt de trouver des solutions, des alternatives, plutôt que de baisser les bras !

O Si je me lance là dedans, cela va me prendre trop de temps, j’y perdrai ma liberté ! L’objectif n’est bien évidemment pas de grignoter sur les autres activités que l’on a déjà et qui nous tiennent à cœur. Ni de délaisser nos proches, amis pour une raison de business. Ici on va plutôt tenter de chercher des leviers pour gagner en efficacité, d’approcher autrement le problème, de modifier notre organisation. Quand je vois une personne faire la même tâche en 2 étapes, alors qu’avec un tout petit peu d’énergie supplémentaire c’est jouable en une fois, c’est certain que des leviers sont possibles ! Le livre Deep work de Cal Newport permet d’en trouver.

O C’est trop risqué… : lorsque l’on s’imagine investir de l’argent dans une idée d’entreprise par exemple, c’est bien sûr pour que cela nous rapporte plus par la suite. Cependant il faut avant tout y voir une opportunité de se développer, même si le salaire / revenu généré n’est pas directement chiffrable, il faut plutôt raisonner en se disant quels revenus supplémentaires cela pourrait générer par la suite. Si on attend des résultats financiers immédiats, on risque de ne pas se lancer souvent hélas.

O Ce n’est pas possible de faire la même chose avec des employés, en recrutant : on peut penser, lorsque l’on veut accroître le personnel d’une entreprise, qu’il sera difficile de trouver des personnes ayant le même niveau de productivité et les mêmes chemins de réflexion que ceux qui sont à l’origine du projet. Avez-vous déjà rejoint une entreprise qui vous délivrait un petit guide des valeurs de l’entreprise ? C’est tout à fait dans ce sujet-là : en partageant largement ses standards et ayant une marque de fabrique connue de tous, on peut malgré tout faire perdurer des façons de travailler durablement.

O L’échec, c’est forcément du négatif dans un parcours : eh bien non, au contraire ! Le succès c’est généralement beaucoup d’échecs avant. L’entraînement peut intégrer ces échecs. Et si l’on regarde les parcours de personnes très brillantes, attention à ne pas regarder uniquement la partie dorée. Prenez le temps d’étudier le parcours d’Abraham Lincoln. Il est rempli d’échecs, avant de parvenir au poste de président des Etats-Unis.

Travailler pour apprendre VS pour gagner de l’argent

N’oubliez pas ma formule préférée de Ghandi : « Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. » Ici il est clairement question de cela : avant toute chose, il faut avoir en vision les progrès que l’on va réaliser, les multiples choses que l’on va apprendre dans notre quotidien plutôt que l’argent qui va en découler. Bien évidemment nous travaillons pour nous nourrir et gagner de l’argent. Cependant, au quotidien et dans chaque action menée au travail, ce n’est pas l’objectif que l’on doit avoir en tête. On doit penser « apprentissage » et courbe de progression !

9 façons de penser

Gary Keller résume en 9 axes de pensées les chemins de réflexions qui doivent être empruntés sans cesse, qui doivent devenir des automatismes. Et cela est bien évidemment valable pour les autres domaines que l’immobilier.

On distinguera les axes fondamentaux des axes bénéfiques, qui eux interviennent en 2e temps.

Axes fondamentaux de pensée :

O L’objectif de fond : penser à ce qui vous anime avant toute chose. L’objectif le plus long terme, celui qui guide vos décisions. Par exemple être le leader sur le marché des applications de développement personnel,…

O Les grands objectifs et les grands modèles : c’est ce qui découle de l’objectif de fond. Je détaille cela dans le paragraphe suivant.

Axes bénéfiques de pensée :

O Visualiser les possibilités

O Visualiser les actions

O Penser sans peur

O Visualiser la progression

O Penser compétition et stratégie

O Penser standards : travailler selon un code réfléchi et établi, reflétant les valeurs de l’entreprise ou de votre projet

O Penser services

Voila grossièrement les chemins de réflexions qui doivent être parcourus dans votre cerveau, au quotidien, quand on parle de création d’entreprise, de business en général, de travail.

Comment gérer ses objectifs ?

C’est une question fondamentale, à laquelle chacun peut avoir sa réponse, sa vision des choses.

L’auteur de ce livre a la sienne : les objectifs se gèrent pas les chiffres.

Un exemple : vous souhaitez obtenir 4000€ par mois de votre activité de vente de voitures ?

En sachant que chaque vente vous rapporte en moyenne 400€ alors il faudra vendre 10 voitures par mois.

En sachant qu’un client sur quatre en moyenne achètera une voiture, il faudra rencontrer 40 clients.

A vous de déterminer, à nouveau par les chiffres, qu’est-ce que cela requiert pour y arriver : 1 week-end portes ouvertes + 50 relances de clients + 2000 courriers adressés ? Très bien, alors au travail ? C’est plus clair comme cela non ? Plutôt que naviguer à vue en comptant seulement ses ventes et en pleurant ou en sabrant le champagne à la fin du mois, en se basant sur le facteur chance et feeling uniquement.

Bref comme précisé dans le précédent paragraphe, les objectifs doivent être structurés comme cela : un objectif de fond, majeur, principal, nommé le Big Why dans le livre.

Cela fait également penser à l’objectif de vie majeur de Stephen Covey

Puis nous devons avoir des Grands Objectifs, qui sont les objectifs sous-jacents du Big Why, nous permettant de réaliser cet objectif de fond.

C’est donc en quelques sortes une hiérarchisation de ses objectifs, en les morcelant, avec les intérêts suivants : un très grand objectif est toujours plus difficile à atteindre, en le morcelant on le rend plus accessible, de plus en réfléchissant aux Grands Objectifs permettant d’atteindre le Big Why, on décortique notre mission et les tâches à mener seront d’autant plus claires.

Quels modèles pour modeler notre cerveau ?

Ou en gros : quels modèles faut-il avoir en tête pour avancer sans ne rien mettre de côté, pour se construire une structure mentale résiliente et efficace.

  1. Un modèle économique : dans les grandes lignes, quels chiffres pour quels objectifs ? comment atteint-on l’objectif fondamental (Big Why) ? par quoi commencer ? rationnaliser avec le principe de Pareto 80 / 20 (20% des causes expliquent 80% des conséquences).
  2. Un réseau, la force des liens tissés : il est important d’avoir en tête quels sont les ratios de transformation de vos contacts, combien de prospects sont requis pour obtenir une vente par exemple, combien de devis pour une vente,..
  3. Un modèle budgétaire : quelles dépenses ? quelle répartition des frais ? quelles économies possibles ?
  4. Un modèle organisationnel : quelles recrues ? quelles sources de recrutement favoriser ?

Et au quotidien ?

Voici les idées intéressantes piochées parmi toutes celles proposées par Gary Keller :

O Pour gérer un quotidien remplies d’innombrables tâches, il est essentiel d’être à un niveau d’organisation optimal. Pour cela la méthode concrète proposée, que j’ai mis en application depuis ma lecture de Deep Work, est de construire notre plan quotidien, avant chaque journée, pour ne rien oublier et optimiser notre efficacité de travail, en s’éloignant notamment des perturbateurs permanents (internet, réseaux sociaux,…). Pour cela, il faudra avoir sa feuille d’objectif (tableau excel par exemple) pas loin en permanence, lister chaque jour ou la veille les tâches à réaliser et planifier votre quotidien par tranches de 30 minutes.

Par exemple : à 9h30 on se lance sur le dossier XXX jusqu’à 10h, puis on répond à ses emails de 10h à 10h30,… Ce qui signifie que lorsqu’une tâche est en cours, on ne vient pas si possible en réaliser une autre en parallèle. On gardera des plages horaires vides pour encaisser les surplus de durée associés à un imprévu ou une mauvaise estimation du temps.

Cette méthode peut être complétée par un listing des tâches principales pour la semaine à venir. On peut ainsi faire le point en cours de route et en fin de semaine pour connaître notre niveau d’avancement. Essayez et n’hésitez pas à me partager vos idées d’optimisation !

O Le plan énergétique d’une journée :

on peut très souvent considérer que l’énergie dont on dispose chaque jour est une denrée sensible qu’il faut réserver pour les tâches cruciales à venir. Cela paraît même plus évident. Il ne faut pas cependant mettre de côté la possibilité de recharger notre potentiel d’énergies en cours de journée.

Pour cela distinguons d’abord les énergies qui nous caractérisent :

O l’énergie spirituelle

O l’énergie physique

O l’énergie émotionnelle

O l’énergie mentale

O l’énergie entrepreneuriale.

On peut donc être vidé de son énergie physique MAIS disposer encore d’une réserve d’énergie entrepreneuriale.

Pour recharger ces énergies, ne pas négliger donc les moments d’une journée qui s’offrent à nous : le calme du matin pour la méditation / la prière, pour un peu d’exercice physique, pour un petit-déjeuner socle de notre énergie physique. Ne pas négliger non plus les moments de divertissements dans une journée, les moments qui permettent de recharger son potentiel d’énergie émotionnelle. Enfin en optimisant notre organisation / planification, nous optimisons également notre dépense énergétique.

Le mot de la fin : alors que je pensais m’immerger uniquement dans un monde très orienté immobilier en lisant ce livre, j’ai découvert bien plus : beaucoup de bonnes idées de développement personnel, d’organisation, de basiques pour lancer un business. Bien évidemment les agents immobiliers y trouveront largement leur compte. Mais pas que !

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